mercredi 11 mai 2011

Les crevettes sont ivres...

Aujourd'hui, l'humeur est de sortir un peu des sentiers battus pour vous proposer de petites recettes ailleurs que le long du Mékong. Voici une entrée ou un plat qui irait parfaitement pour un apéritif dinatoire, à déguster avec les doigts, sans façon, style street food.

 ( photo : WTMP, CC AS 3.0 Unported )
Nous adorons l'adage... " en mai, fais ce qu'il te plait " : profitons du renouveau de la nature et du soleil pour nous échapper de la cuisine et saisir des préparations simples ! Et après notre partition sur les soupes, l'exotisme restera de notre côté pour une évasion en direction des Iles... Les Philippines.

( photo : WTMP, CC AS 3.0 Unported )
Cette recette, "les crevettes ivres", du moins en Asie car il existe d'autres préparations ailleurs, peut se concevoir de différentes façons en Chine dont la manière la plus connue... et la plus controversée consiste à prendre des crevettes vivantes, à les plonger dans un mélange d'alcool et d'épices qui va les parfumer et les étourdir puis à les consommer vives...

( photo : Berthe, CC AS 3.0 Unported )
Outre les risques évidents d'intoxication alimentaire, se pose évidemment la question de manger des aliments vivants... Car d'autres variations sur ces crevettes ivres existent avec des crustacés morts ou un mode de cuisson est envisagé pour une dégustation plus traditionnelle.

Bien souvent et encore aujourd'hui, la conservation de poissons et de crustacés en Asie s'est faite dans de grands bacs remplis d'eau où les clients dans les marchés pouvaient jauger de l'état du produit : on achetait un poisson vif car il était rare d'avoir un réfrigérateur à la maison.

( photo : E. Mateyka, CC AS 2.5 Generic )
L'assurance d'avoir un produit garanti... très frais ne doit pas faire oublier que ces crevettes par exemple peuvent être des crustacés d'eau douce avec des risques potentiels de contamination de germes ou de parasites pour tous les audacieux qui auraient envie de consommer local...

( photo : CC AS 3.0 Unported )
Nilasing na hipon, c'est la désignation de cette variation philippine des crevettes ivres, somme toute assez proche des crevettes au poivre et sel dont nous nous étions régalées, il y a quelque temps de cela. L'idée est de faire une marinade à base d'alcool et d'épices, d'y plonger les crevettes puis de les faire frire. Cette fois-ci, on conservera les carapaces afin d'avoir plus de saveurs.

( photo : Leodb, CC AS 3.0 Unported )
La cuisine de l'archipel des Philippines est certainement l'une des plus méconnues d'Asie du Sud-Est ! C'est assurément une bonne occasion de partager ensemble une autre recette du patrimoine culinaire asiatique fleurant bon la plage...

 ( photo : Icqgirl, CC AS 3.0 Unported )
On avait fait l'année dernière une première préparation, du poulet adobo au barbecue, dans la même veine avec déjà ces grandes envies de dépaysement ... et de vacances.

Si vous appréciez l'alcool, vous pouvez employer des breuvages forts pour votre marinade comme du gin, du whisky ou du baijiu, de l'alcool de riz distillé dont les degrés doivent être proches d'un Bombay ou d'un Black Jack...

Mais pour une version un peu plus soft, privilégiez du vin blanc sec ou du vin de riz puisque nous sommes en Asie. Aujourd'hui le shaoxing va être au repos et c'est du saké que nous utiliserons pour nos crustacés ivres qui seront d'une taille moyenne...

( photo : E. Hunt, CC AS 3.0 Unported )
Le saké, d'origine japonaise, est un vin de riz fermenté qui fait quand même entre 14 à 17° d'alcool... autant le savoir et ne pas se lancer dans un repas avec, comme si on avait débouché un Bordeaux ou un Bourgogne, plus proche des 11, 12°...

( photo : WTMP, CC AS 3.0 Unported )
A moins que vous n'appréciez l'atmosphère débridée de libations festives... Mais d'ici là, concentrons nous sur la recette ! Elle est tirée du blog Panlasang Pinoy.

Temps de préparation : 45 mn

Ingrédients pour 2, 3 personnes :

1 boite de 400 g de crevettes surgelées
1 verre d'alcool ( 12 cl )
1 cuillère à soupe rase de sel
1/2 cuillère à soupe de poivre gris fraichement concassé

Sauce :
2 cuillères à soupe de vinaigre ( de cidre )
1 gousse d'ail
1/2 cuillère à café de purée de piment ( sambal oelek )
Pincées de sel et de poivre.

Préparation :
Etape 1 après avoir fait décongeler les crevettes, rincer les à l'eau vive puis avec des ciseaux, couper les pattes du corps du crustacé. Mettre ensuite les crevettes dans un récipient avec l'alcool, le sel et le poivre que vous aurez fraichement concassé. Bien mélanger et laisser reposer pendant au moins 30 mn.


Etape 2 d'ici là, préparer la sauce d'accompagnement : éplucher puis hacher finement la gousse d'ail que vous mettrez dans un bol avec le vinaigre, la purée de piment, une pincée de sel et de poivre. Égoutter les crevettes, préparer dans un grand sac de congélation un peu de farine et les plonger dedans en secouant bien. Faites ça en deux fois pour toutes les crevettes. 


Etape 3 verser dans un wok suffisamment d'huile pour la friture à feu vif et plonger les crevettes farinées à température ( faire un test en y versant un peu d'huile qui doit frire ). Elles sont cuites en deux minutes de par leur couleur orangée et leur forme qui se recroqueville légèrement.

Les égoutter sur du papier absorbant et les déguster en trempant avec la sauce : vous avez deux solutions... soit vous décortiquez la carapace en enlevant la tête, soit vous mangez le tout...

Si vous pensez que ces modestes crevettes risquent d'être un peu justes pour votre repas, on peut vous proposer des nems... car nos petites courses nous ont conduites dans l'enseigne Tang où nous avons voulu gouter leurs propres nems, dans le droit fil de notre test sur la qualité de ces produits industriels...

Cette petite dégustation nous a confirmé dans notre sentiment que les nems du 13e sont largement meilleurs que ceux vendus dans les grandes surfaces traditionnelles : je dirais même qu'ils font "illusion" ( voir photo :  nem tang en bas et en haut nem maison ) et sont tout à fait corrects au goût.


( nem tang en bas, nem maison en haut )
De quoi satisfaire une petite envie bien que, au risque de se répéter, les faits maison sont évidemment supérieurs en goût et on sait ce qu'on a mis dedans... Ce qui est déjà un bon critère d'appréciation en soi par rapport à des aliments fabriqués industriellement.

Cela dit, ces nems au porc de la marque Tang gourmet sont dans le droit fil des autres marques ( bonne tenue en cuisson, en bouche, goût, teneur en viande correcte, pas trop gras... ) qu'on avait testées dernièrement ( Hoa nam, Ea, Hau Ky ).


( nem tang à gauche, nem maison à droite )
Et après avoir gouté aux sandwiches du 13e et aux nems, nous allons devoir nous sacrifier pour essayer prochainement une recette avec du coca-cola... ou les canards laqués surgelés du commerce, qu'on vend dans les supermarchés du quartier. Quelle vie !...

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