vendredi 18 mai 2012

Riz bibimbap

Un plat unique avec du riz, des légumes divers et de la viande sans oublier un œuf sur le plat... voici un repas complet dans l'assiette : un classique traditionnel de la péninsule coréenne à accommoder selon la fortune du pot...

Puisque ce mois de mai a un air insistant de vacances sans soleil... autant ne pas passer des heures en cuisine et profiter des nombreux ponts de la période. Le temps de lézarder en toute impunité, rappelons que notre recette aujourd'hui vient du pays où l'on travaille le plus au monde...

D'après les chiffres de l'OCDE... la durée de travail y est supérieure de 41 % à la France... cela laisse certainement un peu moins de temps pour concocter des menus gourmands mais la cuisine coréenne est fort originale et savoureuse en diable...

( photo : Richy, CC AS 2.0 Generic )
Après notre découverte des barbecues bulgogi ou samgyeopsal ainsi que de l'incontournable kimchi, voici un grand classique dont la paternité est revendiquée par plusieurs villes comme Jeonju qui possède même un musée dédié à notre plat du jour.

( photo : Hong Yun Seon, CC AS 2.0 Generic )
Le bibimbap est un plat très populaire là-bas car c'est en quelque sorte une recette ouverte : on le cuisine selon ce qu'on a dans le garde-manger pour les légumes qu'on accompagnera avec du riz blanc et des protéines, de la viande généralement.

( photo : aka_maya, CC AS 2.0 Generic )
Bibimbap signifiant riz mélangé... le tout est servi à part dans un grand bol ou une boite pour apprécier l'esthétique des couleurs de tous les aliments et il conviendra après de mélanger ces ingrédients avec une sauce d'assaisonnement à base de piment.

( photo : ebifry, CC AS 2.0 Generic )
Ne dérogeons pas au classique... la viande de bœuf grillée avec de la sauce de soja et quelques aromates est la plus souvent employée mais porc ou poulet peuvent aussi très bien faire l'affaire, à moins que vous ne préfériez tofu, poissons ou bien des fruits de mer.

( photo : A. Ly, CC AS 2.0 Generic )
Ce riz mélangé n'a que des avantages ! Délicieux et pratique... puisque outre le fait d'avoir des protéines ainsi que des légumes au choix pour rafraichir et équilibrer ce plat unique épicé, on peut le manger chaud ou froid... car il y a différents aliments à faire cuire.

( photo sous CC AS 3.0 Unported )
Et puisque c'est l'un des ingrédients phares de la recette, privilégiez des grains de riz rond si vous avez ça dans les placards plutôt que l'habituel riz parfumé ayant cours le long du Mékong. En Corée comme au Japon, c'est la variété de riz asiatique oryza sativa japonica qui est cultivé de par les climats tempérés de cette partie d'Asie.

( photo : Junho Jung, CC AS 3.0 Unported )
Cela donne un grain rond et court avec une tenue assez collante après la cuisson qui demande davantage d'eau que notre riz parfumé qui appartient à la variété indica, mieux adapté aux chaleurs humides d'Asie du Sud-Est.

( photo : J. Dupree, CC AS 2.0 Generic )
Mais les temps changent... et les Coréens comme les Japonais ont tendance à négliger le riz pour le blé, en particulier dans les pâtes. Les habitudes alimentaires et le prix élevé de cette céréale au niveau local ont fait que la consommation de riz a baissé de 25 % en dix ans ! Sans impact... semble-t-il pour le bibimbap...

( photo : B. Palm, CC AS 2.0 Generic )
L'origine de ce plat serait due aux traditions rurales ancestrales coréennes qui voulaient qu'on ne mange pas de restes de repas du dernier jour de l'année, lors du passage à la nouvelle année : les restes étaient par conséquent réunis dans un plat unique.

( photo : I. Armstrong, CC AS 2.0 Generic )
Dans la cuisine royale coréenne de la dynastie Joseon où 12 plats devaient être servis à certains repas avec le riz et la soupe, le simple bibimbap fut rebaptisé goldongban et servi néanmoins avec du rôti de bœuf et un œuf frit sur le plat.

( photo : travelmate2021, CC AS 2.0 Generic )
Point de couronne à présent mais au final, la sensation infinie d'entrevoir les saveurs supérieures de la vie à travers ce plat emblématique de la Corée du Sud...

Temps de préparation : 1 H 30
Ingrédients pour 2 personnes :

2 grands bols de riz cuit
250 g de bœuf tendre ( tende de tranche, filet... )
1 carotte
1/2 concombre
100 g de champignons enokis
6 champignons noirs secs
1/2 gousse d'ail
3 tiges de céleri
2 œufs
1 cuillère à café de graines de sésame
Huile de sésame, sel.

Marinade :
 2 cuillères à soupe de sauce de soja claire
1 cuillère à café d'huile de sésame
1 cuillère à café de sucre
1 petite gousse d'ail.
Sauce :
  2 cuillères à soupe de pâte de piment gochujang
1 cuillère à café de miel liquide
1 cuillère à soupe d'eau
1 cuillère à soupe d'huile de sésame.

Préparation :
Etape 1nettoyer et éplucher les légumes ainsi que l'ail. Couper la carotte en juliennes et le céleri en morceaux. Faire chauffer de l'eau dans une casserole pour hydrater les champignons noirs 15 mn. Rincer les champignons enoki puis couper la base. 

 Éplucher partiellement le concombre, couper en deux sur la longueur et détailler en rondelles : dans une passoire, disposer ensuite le concombre avec une 1/2 cuillère à soupe de sel pour faire dégorger pendant 30 mn. Mélanger les ingrédients de la marinade puis couper en tranches très fines le bœuf que vous ferez reposer avec environ 20 mn au frais.

Etape 2 dans une casserole, mettre un trait d'huile de sésame les juliennes de carotte à température et faire revenir à feu doux pour 3,4 mn de cuisson en salant très légèrement. 

 Faire de même concernant les champignons enoki dans un peu d'huile de cuisson en faisant dorer la demie gousse d'ail préalablement épluchée et hachée : ajouter les champignons noirs coupés et saler très légèrement là aussi. 

 Enfin, faire blanchir dans de l'eau bouillante le céleri 3 mn, l'égoutter comme le concombre et les assaisonner séparément avec un petit trait d'huile de sésame et de sel. Saupoudrer le concombre avec les graines de sésame.

Etape 3 faire cuire maintenant le riz et avant le final, préparer la sauce en incorporant les ingrédients dans un bol. Quand le riz est cuit, faire frire sur un feu les œufs sur le plat en salant légèrement et sur un autre feu, faire revenir le bœuf selon le degré de cuisson désirée. 

 Servir en procédant de la manière suivante : remplir de riz un grand bol, disposer au milieu l’œuf frit et tout autour légumes et viande côte à côte. On déguste le bibimbap en mélangeant l'ensemble et en y versant la sauce d'accompagnement avec un nouveau trait d'huile de sésame.

 Pour une fois, on délaisse notre paire de baguettes en optant pour une cuillère à soupe ou une fourchette... Si vous souhaitez vous lancer dans cette recette délicieuse et inratable car il s'agit d'un assemblage que vous pouvez préparer à l'avance, procurez-vous néanmoins un condiment indispensable à la cuisine coréenne, le gochujang. A Séoul, le choix est conséquent...

( photo : ayustety, CC AS 2.0 Generic )
Le gochujang est un mélange fermenté de piments, de soja de sucre et de céréales ( voir photo dans la liste des ingrédients ) qui est assez relevé mais pas autant qu'on pourrait le croire à la vue de sa couleur. Le goût spécifique fait penser, outre le piment, au soja fermenté... autant dire que cette pâte est importante pour sentir la saveur du bibimbap. A se procurer dans une épicerie asiatique ou sur le net.

( photo : LWY, CC AS 2.0 Generic )
Légumes dans le sel, blanchis dans l'eau ou cuits au wok avec un petit trait d'huile de sésame... ces petits aliments dans le bol rappellent immanquablement les banchan, ces petites coupelles remplies d'ingrédients de toute sorte car un repas coréen, c'est avant tout du riz et une multitude de petites choses autour.

( photo : http2007, CC AS 2.0 Generic )
Le repas en Asie a tendance aussi à s'articuler autour du riz, de protéines ( viande, poisson, tofu ) de légumes ou de soupe mais le pays du matin calme a érigé cette tradition culinaire en multiplication gourmande où textures et saveurs les plus diverses sont à disposition de tous...

( photo : swaradila, CC AS 2.0 Generic )
Le reste du continent apprécie aussi dans une moindre mesure cette profusion ainsi que le non ordonnancement des mets placés sur la table : entrées, viandes, poissons, légumes... tout est servi en même temps : un peu comme lors de la tradition du rijsttafel... la " table de riz ", en hollandais.

( photo : Tropenmuseum, CC AS 3.0 Unported )
Ce mot rappelle bien sûr le temps des colonies indonésiennes et fait encore référence quand le rijsttafel peut comporter au moins quarante plats différents... dans des repas à caractère très exceptionnel, comme on peut s'en douter !

 Le commun des mortels dans l'archipel indonésien n'ayant souvent qu'un bol de riz, des légumes, du tofu ou le fruit d'une pêche en rizière, au bord de la rivière et en mer... Ce qui ne sera pas tout à fait notre cas lors de nos prochaines livraisons puisque le canard fera l'objet d'une attention toute particulière...

Également en prévision... une nouvelle recette de canh à partager, pour tous ceux qui apprécient la cuisine vietnamienne avec aussi le retour du popiah... des recettes thaïes à nouveau et des spécialités chinoises au bord du wok ou en dim sum... On est pas encore parti à Rangoon... et puis...

( photo : thelearnr, CC AS 2.0 Generic )
Merci d'être des notres et de nous lire... vous êtes près de 700 à consulter chaque jour cette gazette gourmande et le cap des 900 000 recettes consultées dans ce blog vient d'être franchi cette semaine. Encore un petit effort pour aller au million...? ;-))

Archives de blog

TAGS

abats (2) agneau (3) banane (8) blogging (8) boeuf (57) boisson (4) calamar (9) canard (20) champignons (8) charcuterie (9) conso (1) crabe (7) crevettes (33) dessert (41) dim sum (16) epices (11) épices (13) fruits (13) fruits de mer (16) gibier (1) herbes (5) lapin (2) légumes (26) marché (1) oeufs (10) pates (48) poisson (24) porc (91) poulet (70) restaurant (23) Riz (26) salade (20) Sandwich (6) sauce (7) soupe (38) tofu (8) traditions (20) veau (1) végétarien (3) video mv (5) video recette (126) vidéo recette (21) video voyages (5) Voyages (24)
© Copyright
Tous droits réservés