lundi 13 août 2012

Cuisine birmane

Petite pause un peu forcée due aux difficultés d'internet localement... La toile n'a pas encore complètement étendu son emprise en Birmanie...

Notre petit périple au Myanmar, le nom qu'a donné le pouvoir en place, se poursuit entre averses moins fréquentes... comparées à la capitale Rangoon et dégustations pittoresques, savoureuses... en un mot délicieuses !

( photo : onourownpath.com, CC AS 2.0 Generic )
Pour ceux qui ont l'habitude de se régaler des mets en provenance des pays bordant le fleuve Mékong, la Birmanie est un pays qui tranche résolument avec ce que vous pouvez trouver en Chine, à Bangkok, Vientiane, Phnom Penh ou Hanoi.

( photo : muskva, CC AS Generic )
Les réfractaires aux saveurs intenses et brulantes seront largement rassurés par le fait qu'ici, le piment n'est pas le meilleur ami du cuisinier. Vous n'aurez pas à réclamer avec force mimique une carafe d'eau pour apaiser un tant soit peu la chaleur d'un lap de viande lao ou d'une soupe aigre aux crevettes tom yam kung, comme savent si bien le préparer les chefs thaïs avec la générosité qu'on leur connait, côté épices...

( photo : Tarikabdelmonem, CC AS 2.0 Generic )
A propos de cuisine thaïlandaise, le lait de coco si prisé de l'autre côté de la frontière, n'est pas utilisé dans les currys birmans. La liaison des aromates et de la viande ou du poisson est davantage le fait de bonnes rasades d'huile... ce qui permettra après la cuisson une conservation optimale des denrées.

Le lait de coco employé en Thaïlande permet aussi de jouer sur les saveurs et de développer le goût doux, salé-sucré, peu apprécié manifestement par la population qui semble plébisciter davantage  les saveurs salées, aigres et amères.

( photo : woowoowoo, CC AS 2.0 Generic )
D'un premier abord, la cuisine en Birmanie semble fort influencée par l'Inde, de par l'importance des currys. Aussi, un repas traditionnel peut être l'occasion d'une farandole de coupelles où dominent les plats principaux qui sont souvent des currys de viande ou de poisson avec l'accompagnement à côté.

Si le riz blanc est de rigueur, ce qui sera à côté de votre curry semble être une multitude de plats à base de salades où l'oignon, l'ail et l'arachide sont présents. Vous dégusterez souvent de délicieuses coupelles à base de tomates ou de haricots verts doliques.

Mais les légumes cuits ne sont pas en reste avec des liserons d'eau, du concombre amer ou des pois en particulier. On sert aussi pendant le repas des crudités et des herbes aromatiques comme de la menthe ou de la coriandre.

Et puis pour finir avec la longue série des coupelles dont nous aurons l'occasion de reparler, vous aurez bien sûr le choix de tremper vos aliments dans plusieurs condiments. On y trouve de la pâte de soja fermentée, épaisse à souhait, ressemblant presqu'à une tasse de chocolat espagnol, un condiment à base de purée de poisson avec du piment ou de la sauce soja assaisonnée avec des tranches de piment et de l'ail.

Il n'est pas toujours facile de faire un repas comme le veut l'étiquette car la population a aussi privilégié les plats de nouilles, plus pratiques à cuisiner... ainsi que différents plats chinois à la birmane... autrement dit un plat individuel avec du riz.

( photo : C. Renault, CC AS 2.0 Generic )
Les cuisines thaïlandaise et indienne en particulier sont assez facilement représentées, du moins en ville car la Birmanie s'ouvrant peu à peu au tourisme... nombre d'établissements servant de la cuisine birmane comme nous venons de le préciser, n'ont pas de carte en anglais et offrent un confort assez sommaire.

Dans les grandes villes, les maisons de thé sont une bonne solution pour goûter à cette cuisine si pittoresque. Les établissements les plus importants offrent un choix de plats digne d'un restaurant, à des prix défiant souvent toute concurrence.

Dans un village par contre, il faudra être moins gourmand et se rabattre sur quelques modestes pâtisseries et les inévitables samoussas ou des rouleaux de printemps frits... voire quelques spécialités locales.

Pour goûter aux célèbres plats de nouilles birmans qui devraient atteindre une renommée certaine, au fil du temps ou déguster un curry avec toute une partie de la panoplie décrite au-dessus, faites une halte gourmande dans une de ces maisons de thé.

Parmi la population, vous ferez de belles découvertes gustatives avec toutefois un bémol... Aucun prix n'étant indiqué, la négociation ou la maitrise du birman semblent de rigueur... à moins que vous ne fassiez confiance à l’honnêteté du tenancier.

( photo : magical-world, CC AS 2.0 Generic )
Côté finances,histoire de donner un ordre de grandeur... un repas birman complet hors boisson sera facturé autour de 3 €, le lieu et l'établissement pouvant bien sûr faire varier les prix. Ainsi, la tasse de thé au lait concentré variera entre 200 à 300 kyats, la monnaie locale ( 0,2 à 0,3 € approximativement ) et le samoussa selon sa taille s'étalonnant entre 50 à 300 kyats !

 ( photo : Zero-X, CC AS 2.0 Generic )
Mais, c'est qu'il nous resterait en poche quelques pièces... ou plutôt quelques petits billets en Birmanie... pour continuer le voyage...!

 A bientôt, sur la route gourmande !

( photo : Kate McKenna, CC AS 2.0 Generic )

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