samedi 28 décembre 2013

Poulet à la sauce soja

Une recette simple, facile à mettre en œuvre et bien sûr savoureuse... le très classique poulet à la sauce de soja...!

En Asie, dans une société dominée par la ruralité où cuisine rimait avec feu de bois et sous-équipement, la cuisson au four a été pendant très longtemps l'apanage des puissants puis des commerçants qui se sont spécialisés avec brio dans la préparation des porc char siu et autres canards laqués notamment.

( Licence C.C : tallkev )
Encore aujourd'hui avec leurs énormes fours bien spécifiques pour faire cuire parfaitement ces plats, on continue de faire de se bousculer en Chine et de Hong-Kong à Singapour afin de profiter du talent de ces maitres-queux dans l'art d'accommoder mais surtout de rôtir à la perfection la viande.

( Licence Creative Commons )
Bien souvent pour ne pas dire systématiquement, c'est la communauté chinoise des territoires du sud essaimée dans toute l'Asie du Sud-Est qui aura eu le bon goût d'apporter l'alléchante parole gourmande aux autochtones avides de cuisine cantonaise.

( Licence C.C : MisterSven )
 Mais un œil attentif aura peut-être aussi remarqué la présence d'autres pièces de viandes, cette fois ci bouillies ou pochées comme notre recette du jour, colorée telle une imposante guirlande lascive en devanture de rôtisserie.

( Licence C.C : mischiru )
Dans ces commerces aux accents sinisés de terroir, on trouve toujours de quoi se sustenter à l'instant... de la volaille bien blanche, humblement bouillie pour se pourlécher les babines ou un compagnon inhabituel... du calmar orangé et notre poulet à la sauce de soja qui occupe bien sûr une place de choix parmi les amateurs du genre.

( Licence C.C : r s gould )
Ce type de mets peut se concevoir en plat de résistance si on peut dire, concernant l'ordonnancement de la multitude des plats à table sur le continent et plus simplement, en guise d'entrée, à la bonne franquette, sans façon.

( Licence C.C : Jovino from )
D'une façon générale, la cuisine cantonaise a classifié ce type de viande cuite avec force sauces et condiments sur une broche, appelée siu mei et bien que notre recette n'a rien à faire au four, c'est un mets comme le céphalopode orangé qui s'inscrivent en bonne compagnie dans les rôtisseries. 

( Licence C.C : ROSS HONG KONG  )
 Bien sûr, ce plat à priori assez basique n'est pas l'apanage que de la province du Guangdong et il existe d'autres versions de cette succulente volaille plus au nord, comme à Shanghai par exemple. Vous pouvez ajouter à l'immuable sauce soja, des cinq parfums ou de l'écorce de mandarine séchée notamment.

( Licence C.C : Dennis Wong )
 Dans les faits, ce plat est réalisé là-bas avec un poulet entier, ce qui demande une très grosse quantité de sauce de soja et pour varier les plaisirs, aujourd'hui à l'occasion des fêtes de fin d'année, vous pourriez changer votre classique chapon au four par cette recette qui demande d'être bien présent au fourneau pour tourner assez régulièrement la volaille dans le bouillon afin qu'elle soit uniformément cuite et colorée par la sauce.

( Licence C.C : avlxyz )
Le deuxième écueil est que pour avoir un aspect extérieur très net, n'oublions pas que la présentation compte... la cuisson recommandée est le pochage, autrement dit dans un bouillon frémissant que j'ai plutôt adapté à une petite ébullition afin de favoriser la colorisation de la bête. 

( Licence C.C : ¡Carlitos )
Le poulet fermier de préférence, reste moelleux à souhait et se tient bien, néanmoins. Et bien sûr, les Parisiens noteront au passage que dans plusieurs rôtisseries du 13e, ce plat de volaille trône aussi fièrement dans les rôtisseries de Chinatown. Pas aussi systématiquement que les canards laqués mais quand même...


Temps de préparation : 4 heures
Ingrédients pour 2, 3 personnes :

2 cuisses de poulet
1 étoile de badiane
1 bâton de cannelle
1/2 cuillère à café rase de bouillon de poulet
3 cuillères à soupe de sucre
10 de sauce de soja épaisse
20 cl de sauce de soja claire
1 cuillère à soupe de vin chinois ( Shaoxing ou autre )
1 morceau de gingembre ( de la taille d'un pouce )
2 gousses d'ail
1 cuillère à café de poivre
1 belle tige d'oignon vert
75 cl d'eau.

Préparation :
Etape 1 éplucher au préalable le gingembre que vous détaillerez grossièrement en tranches ( gardez-en au moins 10 % pour la sauce que vous hacherez finement ) puis nettoyer l'oignon vert à hacher finement que vous réserverez. Dégraisser les cuisses, le cas échéant. Dans une casserole, mettre le vin, les sauces de soja avec la badiane, le poivre, la cannelle et le sucre ainsi que les tranches de gingembre : bien mélanger et faire chauffer à ébullition 2, 3 mn.

Etape 2 baisser à feu moyen doux à ce moment là pour y plonger le poulet et faire mijoter à découvert durant 40 mn environ à petit bouillon à partir de la reprise de l'ébullition. Bien immerger les cuisses et retourner à mi-cuisson.Écumer et faire reposer pendant au moins 2 à 4 H.

Etape 3 pour la préparation des sauces à faire au final :

 sauce A prélever 4 cuillères à soupe de bouillon environ que vous ferez réchauffer avant de servir en sauce d'accompagnement dans un bol avec la moitié du gingembre et de l'oignon vert.

 sauce B mettre dans un petit bol, le bouillon en poudre, le reste du gingembre et de l'oignon, saler légèrement et faire chauffer maintenant 2 cuillères à soupe d'huile de cuisson. Dés qu'elle fume, la verser dans le bol, mélanger et servir avec le poulet.

Etape 4 avant de passer à table, réchauffer le poulet ( 10 mn lors de la reprise de l'ébullition ) à feu doux moyen et rajouter un peu d'eau à niveau. Égoutter les cuisses puis découper les cuisses de poulet que vous servirez avec les deux sauces et du riz blanc.


Retrouvez maintenant en vidéo la recette :

 
Le petit conseil... puisque vous avez utilisé beaucoup de sauce de soja, on ne saurait trop vous recommander de garder ce bouillon pour préparer un délicieux porc au caramel à la façon chinoise comme le fondant porc rouge Hong Shao Rou. Il n'y a pas décidément de petite économie ! A vous à présent de choisir votre morceau de cochon...

( Licence C.C : ernestkoe )
Inutile par conséquent d'attendre le 31 janvier pour se faire plaisir. Le bonheur, c'est maintenant... et dans à peu près un mois, quand une bonne partie de l'Asie fêtera le nouvel an du calendrier chinois où les chevaux de bois seront à l'honneur.
La population chinoise apprécie beaucoup d'ailleurs cet animal puisqu'à la base, il y a un petit jeu de mots pour  dire quand une chose est placée sur le dos de cet animal " ma shang you qian " et qui signifie aussi... obtenir quelque chose tout de suite... La photo plus bas rappelle la nature des vœux de bonne année. Toujours le légendaire et insatiable attrait des espèces sonnantes et trébuchantes.

( capture d'écran : china.org.cn )
Loin des rêves de fortune de chacun, des envies bien prosaïques de cuisine pour cette recette très proche d'une préparation qu'on vous avait proposée il y a plus de trois ans lorsqu'on avait cuisiné du poulet au lieu de canard à la mode de Shanghai. Car on peut aussi faire cette préparation pour les fêtes avec du canard. Prévoir dans ce cas là, la quantité adéquate de sauce soja...

( Licence C.C : Ed-meister )
Et plutôt que des sous... de la chaleur autour de vous, de l'amour et tous ces petits riens qui rendent la vie intense et belle à vivre. Comme des petits plats...! Bon réveillon.

( Licence C.C : rmlowe )
P.S : recette inspirée du blog RasaMalaysia.

TAGS

abats (2) agneau (3) banane (8) blogging (8) boeuf (57) boisson (4) calamar (9) canard (20) champignons (8) charcuterie (9) conso (1) crabe (7) crevettes (33) dessert (41) dim sum (16) epices (11) épices (13) fruits (13) fruits de mer (16) gibier (1) herbes (5) lapin (2) légumes (26) marché (1) oeufs (10) pates (48) poisson (24) porc (91) poulet (70) restaurant (23) Riz (26) salade (20) Sandwich (6) sauce (7) soupe (38) tofu (8) traditions (20) veau (1) végétarien (3) video mv (5) video recette (126) vidéo recette (21) video voyages (5) Voyages (24)
© Copyright
Tous droits réservés