vendredi 8 avril 2011

Wok de poulet très épicé !

Ce soir, on passe à la casserole ! Une expression très imagée… pour évoquer la cuisine aphrodisiaque avec deux de ses ingrédients fétiches : les huîtres et le gingembre. Chaud devant…

( photo : Julienbzh35, CC AS 2.0 Generic )
Notre effet placébo continuera à cet effet jusqu'aux entrées... où les asperges et les huitres prendront la relève lundi : il sera temps de parler de purification de l'esprit à l'occasion du nouvel an khmer lao et thai de la mi-avril...

D'ici là, une recette revisitée pour donner du tonus à votre palais, peut-être passablement engourdi mais qui devrait revivre en particulier selon le sort que vous réserverez aux piments secs du plat.

( photo : Nataraja, CC AS 3.0 Unported )
Ces piments donnent un petit goût que vous pouvez bien sûr épicer assez médium en émiettant la moitié car c'est l'intérieur de la chose, si je puis dire, qui fait la différence... Sinon, peu épicé... en coupant en morceau un seul spécimen !

On trouve assez facilement ces piments secs dans les commerces spécialisés et les plus recherchés sont bien sûr,  ceux provenant de la région chinoise du Sichuan mais vous pouvez les faire vous-même, sans difficulté.

 ( photo : Shizhao, CC AS 3.0 Unported )
 Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les piments poussent en France, du moins par rapport à mon expérience personnelle... en Gironde. Dans leur jardin, mes parents avaient pris l'habitude de faire pousser ces plantes puis de les cueillir à maturité en été et d'en faire de la purée de piments.


Rien ne vous empêche de les cueillir, de les attacher et de les faire sécher dans un endroit sec, à l'abri, chez vous. Les impatients pourront même hâter la déssication dans un four, à basse température pendant plusieurs heures...

La recette de base de ce sauté au wok était celle du poulet au gingembre qu'on avait proposée à nos débuts mais la sauce d'huitre s'accorde parfaitement avec la chair d'une volaille, peut-être même mieux que la sauce de soja claire, l'assaisonnement initial.

( photo : D. Monniaux,CC AS 3.0 Unported )
Cette sauce aux contrastes douceâtres et forte en goût reste un peu le parent pauvre des condiments asiatiques en France, à cause d'un frein psychologique à l'achat concernant l'huitre, que tout le monde ne consomme pas.


On ne saurait trop vous recommander d'essayer car cela n'a en fait pas vraiment de goût d'huitre mais  vous avez droit à une saveur salée et douce caractéristique qui parfume à merveille nombre de sautés au wok. Si, en plus, vous pensez que l'huitre est aphrodisiaque, n'hésitez plus !


Pour en savoir plus sur les sauces et condiments, vous pouvez consulter nos rubriques dédiées dans les onglets du haut.


Temps de préparation : 40 mn

Ingrédients pour 2 personnes :

1 poulet ( 1,2 kg )
70 g de gingembre
2 gousses d'ail
1 oignon
1 cuillère à café de sucre
1 pincée de poivre noir
6 cuillères à soupe de sauce d’huitre
4 piments secs
2 cuillères à soupe d’huile.

Préparation :

Etape 1 éplucher le morceau de gingembre, l’ail et l’oignon. Pour ce dernier, détailler grossièrement tandis que l’ail et le gingembre seront hachés très finement. Désosser la volaille en effilant  les suprêmes puis les cuisses et prendre des morceaux de la taille d’une bouchée. Garder entiers les pilons d'ailes et les ailerons.

Etape 2 dans un récipient, mettre le poulet désossé et détaillé avec une pincée de poivre et 1,5 cuillère à soupe d'huitre que vous mélangerez. Laisser mariner au moins 20 mn. Faire chauffer ensuite le wok à feu vif et y ajouter deux cuillères d’huile.

 Etape 3 on verse dans le wok, ail, gingembre, les piments ( découpés ou entiers... ) et l'oignon découpé qu'on fait revenir 30 secondes. Mettre à présent le poulet en commençant par les pilons et les ailerons, en remuant très régulièrement une minute. 

Verser ensuite le reste du poulet et la sauce d’huitre uniformément sur le poulet qui va bien caraméliser avec une pincée de sucre. En moins de 10 mn, le poulet est cuit avec une belle couleur dorée.

A déguster avec du riz blanc, comme d'habitude ou ... pour se mettre dans l'ambiance du nouvel an lao proche, pourrait-on imaginer du riz gluant en accompagnement. Il suffira juste de prévoir pour laisser le riz gluant reposer dans l'eau et d'avoir un matériel pour la cuisson à la vapeur.

Compter à la louche 100 g de riz gluant par personne, bien le laver dans l'eau vive à plusieurs reprises. Laisser reposer pendant 4 heures au moins ( une nuit entière est idéale ! ) dans l'eau.


Préparer votre matériel  ( panier bambou ou couscoussier ) pour faire cuire le riz gluant égoutté : l'eau doit bouillir. Cuisson du riz à la vapeur pendant environ 45 mn. Durant la cuisson, remuer délicatement le riz, pour qu'il soit cuit dans son ensemble. Déguster et faites la sieste ensuite !... le riz gluant ayant cette réputation de digestion lourde.

Voilà de quoi prendre des forces avant les " festivités " du deuxième nouvel an asiatique... car après la Chine et le Vietnam, ce sont les quatre pays d'influence bouddhiste theravada du Mékong qui devraient s'en donner à cœur joie pendant plusieurs jours, aux alentours du 15 avril.

( photo : Siren, CC AS 3.0 Unported )
Les cérémonies de purification par l'eau se dérouleront dans la bonne humeur pour se rafraichir dans cette période qui est généralement la plus chaude de l'année. Encore que cette année, des précipitations particulièrement importantes ont provoqué des inondations meurtrières dans le sud de la Thailande très touché.

 On reparle bientôt de Songkran... ou selon vos convictions de Pimai, Chaul chhnam ou Thingyan...


P.S : le nouvel an est notamment en Thailande l'occasion pour nombre de touristes et de locaux de faire la " fête " avec beaucoup de consommation d'alcool, d'où des incidents en tout genre. Ambiance, impressions d'avant la fiesta sur le blog de Malee.

mardi 5 avril 2011

Granité aux litchis et gingembre confit

Ce mois d'avril nous pousserait presque à anticiper sur les chaleurs estivales et quelques douceurs rafraichissantes mais nous voilà plutôt partis en fait sur une toute autre direction car ce mardi ouvre la voie  à une série de recettes consacrées à la cuisine aphrodisiaque...

Eh, oui... l'arme absolue anti-pannes et retours d'affection est à disposition dans tous les supermarchés... et vous ne le saviez peut-être pas ??? Car la croyance populaire a toujours attribué des vertus insoupçonnées au gingembre, la racine la plus connue des rhizomes aromatiques ( curcuma, galanga ), originaire de la mystérieuse Asie !

Le kâmasûtra, dans son chapitre 7, en évoque les bienfaits qu'on imagine volontiers avec la nécessité de reprendre des forces pour la conclusion de l'œuvre ! Tout un sympathique folklore fleurant bien l'effet placebo plutôt que le dopage survitaminé de performances herculéennes, pour rester dans la mythologie héritée d'Aphrodite... Avril lui étant un  mois dédié par les Romains.

Nous ne serons pas à l'abri d'un autre mythe... l'huitre qui sera travaillée de deux façons : nature et en sauce pour donner cette saveur caractéristique salée et douceâtre parfaite dans un sauté au wok où le gingembre sera toujours parmi nous.

( photo : Chintunglee, CC AS 2.0 Generic )
Le gingembre est aussi l'ami des douceurs sucrées et épicées quand on décide de le confire : un grand classique des sorties de tables asiatiques qui, cette fois-ci, va rehausser le goût fruité d'un granité aux litchis, accompagné de mangue.

Une recette largement inspirée d'une préparation du chef Didier Corlou, installé à Hanoi ( restaurant "A la verticale" ), tirée du livre " Cuisine du Viêt Nam " aux éditions Soline.

D'ailleurs, si vous appréciez particulièrement le mélange est-ouest, tant qu'on est dans les chefs, n'hésitez pas à consulter la chronique gastronomique de Laurent Mariotte sur France-Info qui propose une recette originale d'Adeline Grattard, la chef étoilée du restaurant Yam tcha à Paris dans le 1er pour une salade de fraises gariguettes au gingembre confit et au thé.

( photo : P. Beardsley, CC AS 2.0 Generic )
Cela fait penser qu'une ville en Asie du Sud-Est est très réputée pour ses fraises dont on fait de la confiture et du vin... Dalat, au Vietnam avec un climat tempéré idéal aussi pour la vigne...

 ( photo : Nguyen Thanh Quang, CC AS 2.0 Generic )
Pour les tenants du " fait maison ", vous pouvez bien sûr préparer votre confiserie avec des racines fraiches de gingembre que vous faites tremper dans l'eau pour adoucir le goût du produit final et que vous ferez confire à l'aide d'un sirop à base d'eau et de sucre : en voici une recette.


Temps de préparation : 2 H

Ingrédients pour 4 personnes :

1 boite de litchis 567 g
25 g de gingembre confit
3 cuillères à café de jus de citron vert
1 mangue ( en accompagnement )
Quelques feuilles de menthe ( pour la déco )

Préparation :

Etape 1 découper en petits morceaux le gingembre. Verser les litchis et le sirop dans un blender puis ajouter le gingembre et le jus de citron. Mixer l'ensemble jusqu'à l'obtention d'une purée épaisse ( bien veiller à ce que le gingembre soit haché ).


Etape 2 transférer la purée de fruit dans un récipient qui ira au congélateur pour 2 H. Toutes les 30 mn au départ puis les 15 mn à la fin, mélanger pour éviter la formation de glace.


Préparer la mangue que vous couperez en morceaux. Servir le granité après les deux heures au congélateur avec la mangue autour et les feuilles de menthe pour la décoration.

Rien ne vous empêche de varier les plaisirs et de corser légèrement votre dessert : avec les quantités adéquates et sans la mangue, vous pourriez aussi en faire un pré-dessert ou un trou du milieu en y ajoutant pourquoi pas, un alcool de riz ou plus fruité type " soho ".

( photo : B. navez, CC AS 3.0 Unported )
Selon les périodes, vous pourriez confectionner ce granité avec des fruits frais, à éplucher, dénoyauter et à préparer avec un sirop de sucre. L'hémisphère sud produit aujourd'hui quantité de fruits en hiver, complémentaires à la saison asiatique de la fin du printemps.

Les longanes, un cousin à la peau moins écarlate et plus lisse, ont la réputation d'avoir un goût plus fin : en été, période où les touristes affluent en Asie, c'est ce fruit que l'on trouve davantage avec aussi les ramboutans, ces gros litchis chevelus.

On peut avoir à ce moment là dans cette partie du monde puisque ce n'est plus la saison, une friandise... des litchis séchés, sucrés et parfumés à souhait ! Si vous appréciez les fruits exotiques d'Asie, n'hésitez pas à consulter notre page spéciale dédiée, dans les onglets correspondants.

 Nous n'avons pas consacré d'article à la pastèque... qui pourtant aurait un rôle certain dans ce qui nous anime aujourd'hui ! Selon le site " Health News ", des chercheurs de l'Université du Texas ont découvert que la pastèque et notamment les pépins et la peau de ce fruit recelaient de la citrulline, facilitant la relaxation des vaisseaux sanguins, semblable aux effets du Viagra ! 

 Cela concernerait uniquement que les fruits à peau jaune... En 2005, le réalisateur taiwanais Tsai Ming Liang avait mis en scène " La saveur de la pastèque " où confrontée à une grande sécheresse, la population était appelée à consommer du jus de ce fruit, décidément pas comme les autres... 
 
On pressent sur les photos que ce film d'auteur soit un petit peu hot, effectivement grâce au jus de fruit... Pas besoin de recette, en l'occurrence... remontons donc notre repas à l'envers avec un plat de résistance épicé comme il se doit : gingembre, sauce d'huitre et petits piments !

Pour la prochaine fois.

dimanche 3 avril 2011

Chroniques d'un blog de cuisine...

Cela fera bientôt 2 ans et demi que le Canard Du Mékong navigue sur les vagues tumultueuses du web avec l'objectif principal de parler de cuisine et notamment des plats des pays accueillant sur leurs rives notre fleuve de prédilection... Cambodge, Chine, Laos, Thailande et Vietnam.

 ( photo : T. Kimi, CC AS 2.0 Generic )
La Birmanie ou le Myanmar fait partie bien sûr des destinations futures... depuis plusieurs décennies car entre la réglementation kafkaienne du tourisme local et la terrible dictature qui règne sur le pays... cela fait décidément trop de choses rédhibitoires pour visiter Rangoon, Pagan ou Mandalay... Peut-être un jour.

 Cap sur l'Est cet été, direction Bangkok et l'occasion d'apprécier de nouvelles spécialités et d'apprendre d'autres recettes. En attendant, une fois n'est pas coutume, voici un article qui n'a rien à voir avec les nems ou les pad thai... pour évoquer l'envers du décor, le quotidien de la vie d'un blogueur et notamment concernant la tenue d'un blog de cuisine, pour vous parler un peu de mon expérience...


L'audience :
Si au départ, ce blog avait été conçu pour être un livre de cuisine à livre ouvert à destination d'un cercle familial, afin de recenser les recettes que je savais faire, et qui m'évitait de chercher à droite et à gauche dans mes cahiers, assez rapidement, on se prend vite au jeu des statistiques et on cherche à les améliorer de plusieurs façons : un design plus séduisant, des articles plus consistants, une fréquence de publication plus importante...


Pendant longtemps, j'ai cru que le contenu était la condition sine qua non pour que le blog ait de l'audience mais autant avouer que la deuxième chose primordiale pour avoir des gens qui lisent les articles est qu'il faut travailler le référencement.

Bien sûr, on peut fort bien se contenter d'une audience assez confidentielle,  inférieure à 50 visiteurs mais il arrive qu'on souhaite aller plus loin : c'est souvent le principal facteur de motivation pour continuer d'écrire. Il y a fréquemment un contexte d'entrainement très fort où le blog peut devenir un centre d'intérêt essentiel !

La qualité du blogueur sera aussi la patience... avec plus de 3 000 blogs de cuisine actifs, les gourmands n'ont que l'embarras du choix et la courbe d'audience peut être désespérément plate pendant de longues semaines... les deux premiers mois du Canard ont du enregistrer moins de 40 visites en moyenne par jour avant subitement de passer à la centaine et d'approcher les 200, six mois plus tard.

Cette audience progresse très lentement mais plutôt régulièrement puisque depuis 2011, le cap des 300 est dépassé pour être à une moyenne de 350. Un rythme de sénateur qu'on peut booster en travaillant la partie suivante... que j'ai largement négligée !


 Le référencement :
Ce terme un peu barbare signifie différentes démarches pour améliorer la visibilité du blog, vis à vis des internautes et des moteurs de recherche qui sont le sésame afin d'exister sur le web.

En France, 90 % des recherches sont réalisées par Google... autant dire que tout le monde souhaite être présent sur les trois premières pages d'une requête précise car les internautes font surtout l'effort de cliquer sur les adresses du début.

Malgré le fait que c'est la partie que je considère la plus fastidieuse de toutes les tâches liées au blogging, il faut bien dire que cela apporte beaucoup de visites au blog : avec les milliers de possibilités sur la toile, il a fallu comprendre qu'en tapant " blog de cuisine asiatique "sur Google, on pouvait améliorer notre visibilité rien qu'en modifiant l'intitulé de la légende du blog en haut... afin que le moteur de recherche en tienne compte, pour être en première page.
 
Outre les mots clés qu'un blog doit positionner dans ses balises, il existe d'autres techniques pour améliorer sa visibilité : les inscriptions à des annuaires spécialisés ou des sites agrégateurs de recettes dynamisent temporairement le trafic, en particulier Blog appétit, Petit Chef ou Marmiton... Le premier site fait venir en moyenne 40 à 50 visiteurs dès qu'il publie l'intitulé d'une de nos nouvelles recettes... 

 Les forums ou les commentaires sur d'autres blogs connus permettent aussi de se signaler, afin de faire des échanges de liens, toujours pour se faire connaitre... Un blog comme celui de Dara, hélas inactif depuis de nombreux mois, doit apporter une vingtaine de visiteurs par semaine avec un échange de lien.

Le référencement permet aussi d'augmenter le Page Rank du site, cette unité de mesure crée par Google,  un chiffre analysant les liens qui pointent votre site et qui favorisent l'intégration de vos pages web aux premières places du moteur de recherche.

En fait, beaucoup de choses que j'ignorais en me lançant dans l'aventure. C'est dans ce domaine qu'il faudrait... la première sentence du procrastinateur invétéré... la tendance naturelle à tout remettre au lendemain... car je me sens plutôt cuisinier que technicien...


Le temps :
C'est l'élément clé là aussi concernant la tenue d'un site et notamment d'un blog de cuisine puisqu'il faut réfléchir à une recette, faire les courses, la tester et enfin rédiger l'article avec les photos, le cas échéant...

En moyenne, la seule rédaction d'une recette, en tenant compte de la mise en page et du choix des photos me prend à peu près 2 H 30...  le tournage d'une vidéo pour une recette, montage compris 1 H de plus. Ce qui fait au bas mot 6 H par semaine pour ce loisir, décidément très chronophage... 

 Si vous y ajoutez l'inscription à quelques annuaires pour augmenter vos liens et votre visibilité et un petit travail de recherche sur le web, vous comprendrez aisément qu'on peut augmenter sensiblement le volume horaire...

Autant dire qu'il faut arriver à s'organiser pour tenir régulièrement ce petit journal de bord ! Car la publication régulière de recettes induit la " longue traine ", à savoir une série croissante de sources d'informations disponibles sur le web, vos articles de longue date... toujours susceptibles d'attirer des visites. On en reparle !

Suite de ces chroniques... prochainement ( les articles, les réseaux sociaux, la publicité, les projets... ), il est temps de revenir en cuisine.


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